FAQs

FAQ

Foire aux questions

Vous avez des questions ? Nous avons les réponses ! Voici quelques-unes des questions que l’on nous pose souvent à propos de l’interdiction des armes nucléaires.

  • Les stocks mondiaux d’armes nucléaires ont été réduits de manière significative après une apogée pendant la Guerre Froide, cela indique-t-il que les États nucléaires sont sur la bonne voie ?

La course aux armements n’est pas terminée. Malgré des réductions de ces énormes arsenaux pendant la Guerre Froide, il reste encore plus de 16 000 têtes nucléaires. De plus, alors que les stocks ont diminué depuis les années 1980, trois États supplémentaires (l’Inde, le Pakistan et la Corée du Nord) ont testé et développé des armes nucléaires. En ce moment, tous les États nucléaires mènent un entretien et des programmes de modernisation significatifs. Nous sommes passés d’une course pour plus d’armes nucléaires à une course pour des armes nucléaires plus perfectionnées.

Et donc, malgré un nombre moins élevé, ces « meilleures » armes nucléaires plus perfectionnées, avec plus de puissance de feu, demeurent un point central des politiques militaires des États nucléaires, avec de nombreuses ogives constamment en état d’alerte.

  • Une interdiction des armes nucléaires serait-elle utile si des pays comme la Corée du Nord ne la signaient pas ?

Une interdiction des armes nucléaires établira une norme internationale contre la possession d’armes nucléaires, ce qui aidera à réduire la valeur que l’on accorde à ce genre d’armes. Cela tracera une démarcation entre les États qui considèrent les armes nucléaires comme inacceptables et illégitimes, et ceux qui croient que les armes nucléaires sont légitimes et peuvent offrir de la sécurité.

Si les armes nucléaires continuent à être décrites comme légitimes et comme un moyen utile pour assurer de la sécurité, les États non-nucléaires pourraient eux aussi vouloir développer ces armes.

Une interdiction des armes nucléaires établirait une norme internationale contre les armes nucléaires qui, en plus de faire pression sur les États nucléaires comme sur les États non-nucléaires pour qu’ils rejettent ces armes à jamais, préparerait aussi le terrain pour de futures avancées dans des pays comme la Corée du Nord, si jamais sa situation politique intérieure était amenée à changer.

  • Les États nucléaires abandonneront-ils leurs arsenaux si une interdiction des armes nucléaires est négociée ?

Interdire les armes nucléaires n’est pas la même chose que de les éliminer. Une interdiction sera un point de départ nécessaire pour que le désarmement puisse survenir. Même si le démantèlement de tous les arsenaux nucléaires sera sans doute un long processus, un rejet international sans équivoque de ces armes sera une composante essentielle de futurs efforts pour le désarmement.

La communauté internationale n’a pas attendu que la Syrie élimine ses armes chimiques pour négocier et faire entrer en vigueur leur interdiction. Cela n’a pas rendu la Convention sur les armes chimiques moins importante, au contraire, cela a permis à la communauté internationale de répliquer rapidement et de mettre fin à l’utilisation des armes chimiques en Syrie.

Une interdiction des armes nucléaires rendrait l’entretien et le développement des armes nucléaires moins attractif et plus difficile à la fois pour les possesseurs d’armes nucléaires et pour ceux qui pourraient le devenir. Cela installerait de meilleures conditions pour des mesures concrètes de désarmement.

  • Sera-t-il dangereux pour des pays d’abandonner leurs armes nucléaires tant qu’un autre en possèdera ?

Une interdiction des armes nucléaires enverra un signal clair : toutes les armes nucléaires sont inacceptables. Ce travail de stigmatisation, d’interdiction et d’élimination des armes nucléaires est la meilleure défense contre leur utilisation.

La prolifération et l’entretien des arsenaux actuels seront encouragés tant que les armes nucléaires seront vues comme importantes et légitimes.

Une interdiction des armes nucléaires, ce n’est pas un désarmement nucléaire unilatéral, c’est la création d’une norme internationale contre l’utilisation et la possession des armes nucléaires. Un rejet clair et sans équivoque de la possession et de l’utilisation des armes nucléaires rendra plus difficile pour tous les États de continuer à investir dans l’entretien et le développement des armes nucléaires.

Une interdiction des armes nucléaires menée par les États non-nucléaires peut et devrait mutuellement se renforcer avec les autres efforts de désarmement menés par les États nucléaires, comme la ratification d’un traité d’interdiction des essais nucléaires, de nouvelles réductions des arsenaux et une levée de l’état d’alerte. Une interdiction n’exclut ni n’empêche des accords bilatéraux ou multilatéraux entre États nucléaires pour réduire le nombre d’ogives.

Cependant, une interdiction peut mettre une pression externe sur les États nucléaires pour qu’ils s’impliquent davantage dans le désarmement. C’est particulièrement important à un moment où les relations entre les principaux États nucléaires se dégradent et où leur situation politique interne rend tout progrès international difficile.

  • Un État membre de l’OTAN peut-il travailler à une interdiction même si l’OTAN possède des armes nucléaires ?

Aucune base juridique n’indique qu’un État membre de l’OTAN ne peut pas travailler à interdire les armes nucléaires. Il est tout à fait possible de développer une norme nationale sur les armes nucléaires différente de celles des autres États membres de l’OTAN.

Si le Concept stratégique de l’OTAN de 2010 indique que l’OTAN restera une alliance nucléaire tant que les armes nucléaires existeront, ce Concept déclare aussi que l’alliance devrait travailler à créer les conditions pour un monde débarrassé des armes nucléaires. Une interdiction des armes nucléaires stigmatiserait et interdirait les armes nucléaires, créant ainsi de meilleures conditions pour un désarmement nucléaire. Travailler au désarmement nucléaire, ce n’est pas seulement une référence dans un Concept stratégique, c’est aussi une obligation mentionnée dans le Traité de Non-prolifération (TNP), signé par tous les États membres de l’OTAN.

Le Document final de la Conférence d’Examen du TNP de 2010 a appelé à une diminution de la dépendance aux armes nucléaires dans les doctrines de sécurité. En menant le travail pour stigmatiser et interdire les armes nucléaires, les États membres de l’OTAN peuvent mettre en œuvre leurs obligations nationales en accroissant leur influence sur le prochain Concept stratégique de l’OTAN et mettre en application les engagements de 2010 de « diminuer la dépendance aux armes nucléaires dans les doctrines de sécurité ».

Les faits qui sont apparus pendant les trois conférences sur les conséquences humanitaires des armes nucléaires et le nouveau débat sur les risques posés par ces armes devraient être le point de départ d’un dialogue entre tous les États membres de l’OTAN à propos de ce que les membres de l’organisation peuvent faire de plus pour parvenir à un monde débarrassé d’armes nucléaires.

  • L’Histoire montre-t-elle que les armes nucléaires ont créé une stabilité et empêché des guerres ?

Au cours de ces trois dernières années, des faits et des informations sur des processus historiques, ainsi que sur les conséquences et les risques qui entourent les armes nucléaires ont remis en question la théorie de la dissuasion nucléaire. Elle est de plus en plus remise en cause. De plus, le problème n’est pas de savoir si la dissuasion a fonctionné pendant 70 ans, mais plutôt de savoir si nous devrions prendre le risque de voir si elle marchera encore pendant 70 ans. Le monde n’est plus constitué de deux blocs idéologiques ; il se trouve dans une situation bien plus imprévisible –incluant à la fois des acteurs étatiques ou non-étatiques.

Si notre sécurité doit être basée sur la dissuasion nucléaire, cette stratégie doit parfaitement marcher pour toujours. Ce ne sera pas le cas. Si les armes nucléaires sont conservées, le monde subira tôt ou tard une explosion nucléaire, que ce soit intentionnellement ou par accident. L’utilité des armes nucléaires est au mieux douteuse, mais ce que nous savons avec certitude, c’est que les armes nucléaires nous exposent à être confrontés à une catastrophe humanitaire.

  • Est-il mieux de se focaliser sur des efforts de non-prolifération pour empêcher de nouveaux États ou des groupes terroristes d’acquérir des armes nucléaires ?

Une interdiction sera un outil efficace pour empêcher la diffusion des armes nucléaires. Beaucoup d’États non-nucléaires ont signé le Traité de Non-prolifération à cause du “marché” qu’il proposait : en échange de la promesse des États nucléaires de désarmer, vous promettez de ne pas développer d’armes nucléaires tout en gardant le droit de développer du nucléaire civil. Au lieu de cela, une interdiction prohiberait les armes nucléaires universellement et, grâce à ce rejet sans équivoque, renforcerait le TNP et en en faisant un outil puissant pour éviter la prolifération.

Continuer à affirmer que les armes nucléaires sont essentielles pour assurer la sécurité ne fera qu’encourager d’autres États à suivre cette voie.

Merci à M.P. pour la traduction.


  • sheen

    “Si Gandhi et Martin Luther King Jr étaient encore vivant aujourd’hui, ils participeraient à ICAN.”

    Martin Sheen Acteur et militant

  • bankimoon

    “Je félicite ICAN de travailler avec tant d’ardeur et de créativité.”

    Ban Ki-moon Secrétaire général de l'ONU

  • yokoono

    “Nous pouvons le faire ensemble. Avec votre aide, notre voix se fera entendre encore plus fort. Imaginons la paix.”

    Yoko Ono Artiste

  • jodywilliams

    “Les gouvernements disent qu’une interdiction des armes nucléaires est peu probable. Ne les croyez pas. Ils ont dit la même chose sur le traité d’interdiction des mines.”

    Jody Williams Prix Nobel

  • desmondtutu

    “Avec votre soutien, nous pouvons porter ICAN jusqu’au bout – jusqu’à ce qu’il y ait zéro arme nucléaire.”

    Desmond Tutu Prix Nobel

  • herbiehancock

    “Parce que je ne peux pas supporter ces armes épouvantables, je soutiens totalement ICAN.”

    Herbie Hancock Musicien de jazz

  • hansblix

    “Je suis fier de soutenir la Campagne Internationale pour l’Abolition des Armes Nucléaires.”

    Hans Blix Inspecteur de l'ONU

  • dalailama

    “Je peux imaginer un monde sans armes nucléaires et je soutiens ICAN.”

    Dalai Lama Prix Nobel